Publication en urgence pour le navigateur Google Chrome. C'est la première publication de ce type pour cette année 2023.
Google publie une mise en jour en urgence pour son navigateur Chrome. Elle a pour but de corriger une vulnérabilité pour laquelle il existe un exploit dans la nature. Autrement dit, elle fait l'objet d'une exploitation active dans des attaques.
Pour Google Chrome, il s'agit de la première vulnérabilité 0-day de cette année 2023, à savoir une vulnérabilité de sécurité exploitée alors qu'un correctif n'était pas disponible. L'année dernière, Google Chrome a connu un total de neuf vulnérabilités zero-day.
La vulnérabilité de sécurité CVE-2023-2033 est présentée comme une confusion de type dans le moteur JavaScript V8 de Chrome. D'après la National Vulnerability Database du National Institute of Standards and Technology des États-Unis, elle permet à un attaquant d'exploiter potentiellement une corruption de tas via une page HTML malveillante.
Un chercheur du TAG de Google
Google va attendre un certain niveau de déploiement du correctif de sécurité idoine avant de communiquer davantage de détails sur la vulnérabilité et le code d'exploitation. Cette vulnérabilité a été signalée par le chercheur en sécurité Clément Lecigne du Threat Analysis Group de Google le 11 avril 2023.
Ce même chercheur en sécurité a récemment contribué au signalement d'une vulnérabilité 0-day touchant les systèmes d'exploitation d'Apple iOS, iPadOS, macOS et son navigateur Safari. Elle permettait d'exécuter du code arbitraire avec les privilèges du noyau. Via un malware présent au niveau de l'application sur l'appareil, un attaquant pouvait en prendre le contrôle.
Les autres navigateurs basés sur Chromium à surveiller
Le Threat Analysis Group de Google a pour mission principale de suivre les acteurs impliqués dans des opérations d'information, attaques soutenues par des gouvernements et abus à motivation financière. Il suit également les activités de fournisseurs de logiciels espions commerciaux.
Cela donne déjà une petite idée du contexte de l'exploitation de la vulnérabilité CVE-2023-2033. Elle est comblée avec la mise à jour 112.0.5615.121 de Google Chrome sur 112.0.5615.100 / .101 sur Android.
Les utilisateurs d'autres navigateurs s'appuyant sur un socle Chromium ne devraient sans doute pas tarder à voir apparaître une mise à jour correctrice.
Une faille a été découverte sur le navigateur de Google. Une mise à jour corrige ce problème et empêche les pirates d’en profiter.
C’est la première de l’année. Google identifie régulièrement des failles zero day, des brèches de sécurité jusqu’alors insoupçonnées, sur son navigateur Chrome. Cette fois, il s’agit d’un dysfonctionnement repéré par Clément Lecigne, membre du groupe d’analyses des menaces de Google.
Cette division du groupe a pour principal objectif de défendre l’entreprise contre les attaques menées par des Etats. Elle prévient notamment des tentatives d’installation de logiciels espions sur les appareils de personnes à haut risque, telles que les journalistes, les politiciens ou les dissidents dans le monde entier, pointe le site américain Bleeping Computer.
Une brèche déjà exploitée par des pirates
Bien que Google reste discret sur le sujet, la défaillance en question provient d’une confusion de type dans le moteur JavaScript V8, détaille le site spécialisé 01net. Cette erreur - applicable aussi bien sous Windows, Mac ou Linux - peut conduire à faire planter le navigateur, mais aussi à exécuter du code arbitraire sur la machine compromise.
"L’accès aux détails et aux liens des bugs peut être restreint jusqu’à ce qu’une majorité des utilisateurs aient reçu un correctif", a précisé l’entreprise.
Google a simplement reconnu que des pirates avaient déjà exploité cette brèche. Une correction est d’ores et déjà disponible. Malgré l’installation automatique des mises à jour, il est recommandé de la forcer au plus vite afin d’éviter tout risque.
Des chercheurs ayant collaboré au dernier guide sur la consommation d’alcool souhaitent que Santé Canada mette à jour les informations publiées sur son site internet à ce sujet.
Camille BainsLa Presse Canadienne
Le ministre fédéral de la Santé Jean-Yves Duclos croit aussi que la population devrait avoir accès à la plus importante recommandation formulée par les chercheurs
Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a publié en janvier un rapport financé par Santé Canada. Il y déclare que les découvertes scientifiques démontraient qu’il n’existe aucune limite de consommation d’alcool sans danger. Selon lui, se contenter de boire un à deux verres standards par semaine « représente un risque faible ».
Les précédents Repères canadiens sur l’alcool et la santé, publiés en 2011, faisaient état de deux verres… par jour. Cette donnée figure toujours sur le site internet de Santé Canada.
M. Duclos dit que les gens doivent avoir accès en ligne à ces données pour réfléchir à la consommation d’alcool et à leur bien-être.
« Chaque Canadien a le droit de savoir ce que les experts croient, reconnaît-il. Ultimement, c’est aux gens à décider. Ils doivent avoir facilement accès à ce type de renseignement qui est important pour eux. »
Cependant, le ministre ne peut pas promettre que le site sera mis à jour. Il a référé la question à la ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Carolyn Bennett. Une porte-parole a indiqué que celle-ci n’était pas disponible pour commenter.
Dans une déclaration écrite, le cabinet de Mme Bennett affirme que le gouvernement « continue de parler aux Canadiens des politiques visant à réduire les effets néfastes de la consommation d’alcool. Il tente toujours de déterminer les meilleures façons de diffuser les informations sur les méfaits de l’alcool ».
« Nous croyons que cette tâche est essentielle avant de mettre en place les derniers outils et les dernières méthodes de communication. »
Mme Bennett ne s’est pas engagée à présenter une nouvelle réglementation fédérale qui obligerait les entreprises à ajouter de nouvelles étiquettes à leurs produits, comme le recommande le groupe de scientifiques. En février, elle avait dit qu’elle espérerait que l’industrie s’attaquerait seule au problème de l’étiquetage, sans en y être contrainte.
Peter Butt, qui a co-présidé la rédaction du nouveau guide, veut que Santé Canada publie les plus récentes données afin de démontrer l’appui du gouvernement au rapport. Il rappelle que ce dernier a été financé par Santé Canada.
« Nous parlons d’une transformation culturelle et politique qui ne survenir en une seule nuit. Mais vous savez, les gens souhaitent voir le gouvernement faire les bonnes choses », souligne-t-il.
Il souhaite que le guide de 2011 qui recommandait une limite hebdomadaire de 15 verres pour les hommes et de 10 verres pour les femmes soit remplacé par les nouveaux Repères.
« Je suis sûr que Santé Canada doit digérer le nouveau guide, tout comme les individus ont dû le faire », ajoute le Dr Butt qui concède que les plus récentes données soulèvent plusieurs questions.
« Que devons-nous pour réagir à cela ? Quelle est notre responsabilité ? Comment nous plaçons-nous sur le plan des risques tolérables — économiques et politiques par rapport à ce qui est juste ? »
Il juge que l’alcool est un « produit compliqué » dans la façon dont il est mis en marché.
Il remet en question la position de Mme Bennett de vouloir laisser ce problème à l’industrie elle-même.
Cela n’oriente personne, d’aucune façon. C’est juste pelleter le problème plus loin. Que pensez-vous que l’industrie du tabac aurait fait si on lui avait dit qu’elle avait le choix de placer des étiquettes sur les paquets de cigarettes.
Dr Peter Butt
Vignerons Canada dit être en train de créer un code QR qui pourrait être placé volontairement sur un contenant d’alcool. Ce code enverrait les consommateurs vers un site qui contiendrait des avertissements sur les dangers de l’alcool, notamment les risques à long terme sur la santé mentale et les effets négatifs potentiels sur une relation.
Le Dr Butt compare cette stratégie aux « publireportages » diffusés sur l’internet qui visent plus à défendre les intérêts financiers de l’industrie qu’à fournir des renseignements aux consommateurs.
« L’alcool n’est pas un produit ordinaire. Il a une histoire. Il s’inscrit dans notre culture. Il existe une économie autour de lui », mentionne-t-il.
Tim Naimi, le directeur du Canadian Institute for Substance Use Research de l’Université de l’Université de Victoria, souligne que les derniers Repères sont fondés sur les données scientifiques. Ils pourraient être utilisés pour mettre en œuvre des politiques visant à réduire les effets néfastes de la consommation d’alcool.
« J’espère vraiment que Santé Canada jouera un rôle actif sur ce plan-là », a-t-il dit en parlant de la nécessité de publier le guide du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.
Faut-il mettre à jour son smartphone à chaque fois qu’une nouvelle version de son logiciel est disponible ? Nous sommes régulièrement sollicités par ces messages nous indiquant qu’une mise à jour est prête à être installée. Il est souvent question de "patch de sécurité" et de "correction de vulnérabilités". Mais certaines rumeurs racontent aussi qu’elles peuvent ralentir les vieux téléphones pour pousser à en acheter des plus récents. Nous allons voir dans ce nouvel épisode de la Règle d'or Numérique ce qu'il en est.
La première chose à savoir est que les mises à jour sont indispensables à la bonne santé de votre téléphone. Comme pour votre ordinateur, elles lui permettent de se protéger contre les menaces, comme les virus et les pirates. Elles agissent à la manière d'un rappel de vaccin. Les marques ajoutent les derniers remèdes aux virus et aux vulnérabilités connues pour éviter que des pirates n’en profitent pour infiltrer votre téléphone et vous voler vos données personnelles. C’est la raison pour laquelle tous les experts recommandent de mettre à jour son téléphone lorsqu'il le demande.
La première règle d’or est donc d’attacher une attention particulière aux mises à jour dites de sécurité. Ce sont celles qui vont protéger votre appareil contre les menaces. Avec l’augmentation des cyberattaques, ces mises à jour sont de plus en plus fréquentes. Elles peuvent survenir tous les mois, voire plus, si le besoin s'en fait sentir. C’est pourquoi votre téléphone vous propose régulièrement des updates.
Quid des mises à jour majeures : iOS 16, Android 13 ?
Les mises à jour peuvent aussi servir à proposer des fonctionnalités en plus. C’est le cas de la grande mise à jour du système d'exploitation de l’iPhone, iOS, chaque automne, par exemple. Les smartphones concurrents accueillent pour leur part la grande mise à jour Android chaque année. Celles-ci sont souvent plus lourdes. Elles prennent plus d’espace de stockage sur votre appareil et sont plus longues à installer car elles embarquent un grand nombre de nouveautés logicielles : nouveau design, fonctions supplémentaires, applications et optimisations inédites...
En un sens, ces mises à niveau saisonnières sont moins indispensables que les mises à jour de sécurité. À vous de juger si vous en avez vraiment besoin au moment de leur publication. Mais vous ne pourrez pas la refuser indéfiniment. Au bout d’un certain temps, les marques considèrent qu’elles constituent le socle indispensable au bon fonctionnement de leurs appareils et qu’il est obligatoire de les installer pour pouvoir bénéficier de leur expérience logicielle à jour. Après quelques années, cela peut vous contraindre à l'installer pour continuer à utiliser votre smartphone, voire à en acheter un plus récent, si le votre est devenu trop vieux pour la faire tourner.
Les mises à jour peuvent-elles ralentir mon téléphone ?
À écouter aussi
En plus des questions de sécurité, les mises à jour permettent d’améliorer les performances. Car les marques proposent régulièrement des optimisations de leur système d’exploitation. Ces mises à jour peuvent elles ralentir votre appareil ? Cela a pu arriver par le passé, lorsqu'on installait une mise à jour trop lourde, avec trop de nouvelles fonctionnalités par exemple, sur un smartphone trop vieux pour les faire tourner. Mais aujourd'hui les constructeurs font attention de ne pas proposer ces mises à jour importantes aux modèles trop datés. Les logiciels sont généralement conçus pour pouvoir tourner sur des modèles vieux de 3 à 4 ans, chez Android, et jusqu'à 5 ans chez Apple.
Vous en avez sans doute entendu parler : Apple a été accusé par le passé de ralentir ses iPhone avec une mise à jour qui bridait volontairement les performances de ses anciens appareils. L'idée derrière cette pratique était de les faire durer plus longtemps en faisant en sorte qu'ils ne sollicitent pas trop les ressources du téléphone, notamment la batterie. Le problème est que la marque n'avait pas immédiatement prévenu ses clients. Elle s’est excusée depuis et a changé son système, de sorte qu'il est possible de choisir entre ce système et le fonctionnement normal de l'appareil. Et aujourd’hui, les mise à jour d'Apple permettent de faire tenir plus longtemps les vieux iPhone que chez la concurrence.
Conclusion
Vous l’aurez compris. Installer les mises à jour est nécessaire sur son smartphone. Cela permet de profiter des meilleures performance et surtout de se protéger contre les menaces qui changent tous les jours.
Pour installer une mise à jour sur votre smartphone, il faut vous rendre dans les paramètres, puis dans l’onglet “Mise à jour logicielle”. Il est recommandé de faire une sauvegarde de vos données avant, au cas où l’installation se passe mal. Copiez vos photos et vos documents importants sur un autre appareil pour les récupérer au cas où.
Si aucune mise à jour n’est disponible, c’est soit que vous êtes bien à jour, soit que votre appareil est trop vieux pour les recevoir. En général, les marques les maintiennent à flot pendant 3 à 5 ans sur Android et jusqu’à 8 à 10 ans chez Apple. Au-delà, continuer d’utiliser un appareil non mis à jour sur Internet représente un vrai risque pour vos données personnelles.
La "Règle d'or numérique" chaque semaine en podcast
Retrouvez chaque semaine (l’inimitable) “Règle d’or” en podcast… et désormais son pendant Numérique… consacré aux problèmes du quotidien en ligne. Comment naviguer en toute sécurité sur Internet ? Quelles sont les réglages à paramétrer pour protéger vos données personnelles ? Comment repérer les arnaques en ligne avant de tomber dans le panneau… Benjamin Hue, journaliste à RTL, répond ici aux questions que vous vous posez tous les jours sur les nouvelles technologies.
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La première chose à savoir est que les mises à jour sont indispensables à la bonne santé de votre téléphone. Comme pour votre ordinateur, elles lui permettent de se protéger contre les menaces, comme les virus et les pirates. Elles agissent à la manière d'un rappel de vaccin. Les marques ajoutent les derniers remèdes aux virus et aux vulnérabilités connues pour éviter que des pirates n’en profitent pour infiltrer votre téléphone et vous voler vos données personnelles. C’est la raison pour laquelle tous les experts recommandent de mettre à jour son téléphone lorsqu'il le demande.
La première règle d’or est donc d’attacher une attention particulière aux mises à jour dites de sécurité. Ce sont celles qui vont protéger votre appareil contre les menaces. Avec l’augmentation des cyberattaques, ces mises à jour sont de plus en plus fréquentes. Elles peuvent survenir tous les mois, voire plus, si le besoin s'en fait sentir. C’est pourquoi votre téléphone vous propose régulièrement des updates.
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En un sens, ces mises à niveau saisonnières sont moins indispensables que les mises à jour de sécurité. À vous de juger si vous en avez vraiment besoin au moment de leur publication. Mais vous ne pourrez pas la refuser indéfiniment. Au bout d’un certain temps, les marques considèrent qu’elles constituent le socle indispensable au bon fonctionnement de leurs appareils et qu’il est obligatoire de les installer pour pouvoir bénéficier de leur expérience logicielle à jour. Après quelques années, cela peut vous contraindre à l'installer pour continuer à utiliser votre smartphone, voire à en acheter un plus récent, si le votre est devenu trop vieux pour la faire tourner.
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Vous en avez sans doute entendu parler : Apple a été accusé par le passé de ralentir ses iPhone avec une mise à jour qui bridait volontairement les performances de ses anciens appareils. L'idée derrière cette pratique était de les faire durer plus longtemps en faisant en sorte qu'ils ne sollicitent pas trop les ressources du téléphone, notamment la batterie. Le problème est que la marque n'avait pas immédiatement prévenu ses clients. Elle s’est excusée depuis et a changé son système, de sorte qu'il est possible de choisir entre ce système et le fonctionnement normal de l'appareil. Et aujourd’hui, les mise à jour d'Apple permettent de faire tenir plus longtemps les vieux iPhone que chez la concurrence.
Conclusion
Vous l’aurez compris. Installer les mises à jour est nécessaire sur son smartphone. Cela permet de profiter des meilleures performance et surtout de se protéger contre les menaces qui changent tous les jours.
Pour installer une mise à jour sur votre smartphone, il faut vous rendre dans les paramètres, puis dans l’onglet “Mise à jour logicielle”. Il est recommandé de faire une sauvegarde de vos données avant, au cas où l’installation se passe mal. Copiez vos photos et vos documents importants sur un autre appareil pour les récupérer au cas où.
Si aucune mise à jour n’est disponible, c’est soit que vous êtes bien à jour, soit que votre appareil est trop vieux pour les recevoir. En général, les marques les maintiennent à flot pendant 3 à 5 ans sur Android et jusqu’à 8 à 10 ans chez Apple. Au-delà, continuer d’utiliser un appareil non mis à jour sur Internet représente un vrai risque pour vos données personnelles.
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Les utilisateurs téléchargent un fichier malveillant sans s'en rendre compte. — markusspiske / Pixabay
Une campagne de phishing qui concerne les utilisateurs Windows a été mise au jour dès novembre 2022 par un chercheur en cybersécurité. Elle n’aurait cependant été utilisée que depuis février dernier. Ce piratage concerne le moteur de recherche Google Chrome, rapporte Phonandroid.
Pour les utilisateurs, c’est un message qui s’affiche sur la page d’accueil, comme une alerte. Il incite les internautes à installer une mise à jour du navigateur. Tout est fait pour mettre les utilisateurs en confiance. Or, pour installer cette fausse mise à jour, il faut passer par des sites web malveillants.
Un malware disponible en 100 langues
En consultant ces faux sites, les utilisateurs se voient notifier qu’il y a eu problème avec la mise à jour automatique de Chrome. Là, il leur est conseillé d’installer un update ou d’attendre la prochaine mise à jour. Certains se laissent alors tenter et téléchargent un fichier zip, proposé en lien. Mais une fois exécuté, ce dernier « s’exclut des réglages de Windows Defender, suspend les services de mise à jour de Windows » puis installe un logiciel de minage Monero. Il s’agit d’une monnaie virtuelle souvent utilisée par les hackers.
Disponible en 100 langues différentes, ce malware peut toucher des utilisateurs partout dans le monde. D’autant que Chrome est utilisé quotidiennement par trois milliards de personnes. Les experts en cybersécurité expliquent que les victimes se rendent rarement compte de l’attaque. Ils recommandent donc de ne pas télécharger de programme depuis une source qui n’a pas été vérifiée.
Le contrôle des insectes piqueurs au Québec arrive peut-être à la croisée des chemins. Dernièrement, certaines municipalités comme Labelle, Terrebonne, Mont-Saint-Grégoire et Sainte-Perpétue ont cessé le traitement au Bti, un larvicide qui s’attaque à ces insectes.
C’est aussi le cas de Nicolet. Cette ville de 8500 habitants, située dans la région du Centre-du-Québec, n'utilisera plus ce pesticide à partir de cette année.
La mairesse Geneviève Dubois l’affirme sans détour : la biodiversité, l'importance de maintenir les espèces, de ne pas intervenir dans l'environnement, c'est là, c'est réel.
La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, affirme qu'interdire le Bti permettra à sa municipalité de conserver une meilleure biodiversité pour les générations à venir.
Photo : Radio-Canada
« On essaie de travailler pour les générations à venir. Donc c'est vraiment dans cet esprit-là qu'on a pris la décision. »
Au Québec, ce sont les municipalités qui octroient les contrats d’épandage de Bti. Elles doivent toutefois obtenir un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement qui, jusqu’à tout récemment, l’attribuait après avoir consulté le ministère de la Faune. Depuis la fusion des deux ministères en 2022, c’est l’Environnement qui s’occupe de l’ensemble du processus.
Ces dernières années, de nouvelles recherches ont remis en question l’innocuité du Bti sur la biodiversité. Pour bien des citoyens et des élus, le doute s’est installé et le principe de précaution est devenu une des positions privilégiées comme à Nicolet.
« Est-ce qu'il y aura d'autres réponses qui vont nous conforter dans notre décision ou qui vont nous amener à prendre une autre décision? Je ne le sais pas, mais pour l'instant, le principe de précaution, c'était vraiment de ne pas prendre de risques inutiles par rapport à des réponses qu'on n'a pas. »
Des études démontrent que le Bti modifierait le microbiote intestinal de certains amphibiens.
Photo : Radio-Canada
L’adoption du principe de précaution sur la glace durant deux ans
Le ministère de l’Environnement devrait rendre publiques dans les prochains jours une revue de littérature scientifique et la nouvelle orientation du Québec sur le Bti. Le principe de précaution y serait présent, ce qui aiderait les fonctionnaires et les municipalités à prendre des décisions éclairées. L’enjeu est de taille. En acceptant d’appliquer ce principe, le Québec deviendrait un précurseur sur la planète en matière d’encadrement du Bti.
Mais la partie n’a pas été facile pour en arriver à cette décision. Grâce à l’accès à l’information, La semaine verte a pu refaire le fil des événements qui se sont déroulés dans ce dossier.
Déjà en 2020, des scientifiques de l’ancien ministère de la Faune avaient préparé une revue de littérature scientifique de près de 200 pages à propos du Bti. L’étude avait été révisée par 10 scientifiques et semblait pratiquement prête à être publiée. Le principe de précaution s’y trouvait à ce moment, comme en fait foi cet extrait :
À la lumière des résultats de l’analyse de l’information scientifique, qui montre qu'il n'y a pas toujours consensus, et par principe de précaution, il est recommandé d'éviter ou de minimiser les épandages surtout dans les habitats essentiels des espèces menacées et vulnérables, ainsi que dans les aires naturelles protégées.
Cette bible devait servir de cadre aux décideurs sur la politique à adopter face au Bti. Mais, durant les deux dernières années, rien n’a bougé parce que l’étude semble avoir été tablettée.
Comment l’expliquer?
Notre enquête a permis de constater que GDG Environnement, la principale entreprise qui réalise des traitements au Bti au Québec, a engagé le cabinet de relations publiques National pour effectuer des démarches officielles de lobbying auprès du ministère de la Faune. Ensemble, ils ont tenté de convaincre Québec de ne pas inclure le principe de précaution dans les documents gouvernementaux.
Des échanges de courriels permettent de voir que l’industrie a eu un accès direct au sous-ministre à la Faune Mario Gosselin.
Dès septembre 2020, ce dernier organise une rencontre entre son ministère, GDG et National.
Dans un courriel, il est écrit que l’industrie y offre sa collaboration :
« M. Gosselin
Mes collègues et moi vous remercions pour l’excellente réunion de cet après-midi.
Nous comprenons également que vous souhaitez renforcer notre collaboration, déjà excellente, et c’est notre souhait aussi. À cet égard, je réitère notre offre à l’effet de mettre à votre service une expérience pratique de plus de 40ans en contrôle biologique et de participer plus étroitement à l’appréciation des études et de la nouvelle analyse entourant l’usage du Bti. »
Dans un autre échange, daté du 6 novembre 2020, GDG explique ce qui devrait être retiré des documents :
«[...] les principaux points où les opinions divergent grandement sont:
1- Le principe de précaution (il n’y pas de risque grave et irréversible alors pourquoi maintenir une section sur le sujet)?»
La même journée, dans un courriel, un représentant de National interpelle le sous-ministre.
«Je crois comprendre que les discussions ne vont pas du tout dans le sens souhaité. Nous souhaitons avoir à nouveau un entretien avec vous dans les plus brefs délais.»
Cinq jours plus tard, le gouvernement accepte de remettre à l’industrie une partie sensible de l’étude, celle sur le principe de précaution, afin d’obtenir son avis.
«Nous avons l’autorisation de vous transmettre la section pour obtenir vos commentaires.»
Le 15 avril 2021, l’industrie revient à la charge. National relance le sous-ministre et lui demande de refaire ses devoirs et de réaliser une deuxième révision de l’étude par d’autres scientifiques.
«Bonjour M. Gosselin, j’espère que vous allez bien. Pourriez-vous me mettre à jour sur vos intentions concernant notre demande de révision de la revue de la littérature sur le Bti effectuée par le MFFP par des pairs Québécois.»
La réponse de Québec arrive le lendemain matin.
«Une révision des documents sera réalisée (revue de littérature et orientation). Nous n’entendons donc pas diffuser ces documents à court terme, le temps que cette révision soit réalisée.»
Mais deux mois plus tard, en juin 2021, le dossier ne semble pas prendre le chemin voulu par GDG. La compagnie adresse alors directement une lettre au ministre Pierre Dufour, responsable de la Faune à l’époque.
«Je souhaite que vous m’apportiez un éclairage sur une situation difficilement compréhensible et justifiable dont le théâtre est votre ministère.»
La revue de littérature scientifique et les fonctionnaires sont sévèrement critiqués par l’industrie.
«Ce document n’a ni le titre, ni l’impartialité d’une revue de la littérature. Le traitement à la pièce d’études, l’interprétation des auteurs et les formulations tendancieuses utilisées éloignent le lecteur de toute forme d’impartialité. Les auteurs dénigrent toutes les études en faveur du Bti, et citent les chercheurs associés à celle-ci avec un manque flagrant d’éthique, ne donnant foi qu’aux études qui cadrent avec leurs convictions et non avec la neutralité de la science.»
La lettre se poursuit :
«Difficile d’expliquer une telle attitude autrement que par un parti pris idéologique et pamphlétaire.»
Pour se conclure ainsi :
«Nous comptons sur vous, Monsieur le Ministre, pour remettre de l’ordre et de la cohérence dans ce dossier.»
Ce sont les derniers échanges auxquels nous avons eu accès.
Le Bti tue les insectes piqueurs comme les moustiques.
Photo : Radio-Canada
Un retard justifié?
Est-ce que les démarches de l’industrie ont porté leurs fruits? Ce qui est clair aujourd’hui, c’est que la mise en place d’une nouvelle politique québécoise quant à l’utilisation du Bti a pris beaucoup de retard.
Nous avons voulu connaître la position de GDG, mais la compagnie a refusé de nous accorder une entrevue. C’est par courriel qu’elle nous a répondu :
« Nos intentions à l’égard des rencontres avec le gouvernement étaient simplement d’offrir un regard fondé sur de nombreuse [sic] années d’expertise opérationnelle adaptée aux domaines bioclimatiques québécois et ce, dans le but d’approfondir et de parfaire la maîtrise sur le sujet. »
Nous avons demandé au ministre de l’Environnement, qui est désormais responsable de la Faune, de nous expliquer si les lobbyistes de l’industrie du Bti avaient réussi à influencer le processus décisionnel.
Benoit Charette a d’abord accepté de répondre à nos questions avant de faire volte-face.